ARTE Reportage

États-Unis : la fièvre antivax / Mexique-USA

52 min

Verfügbar bis zum 15/02/2026

À la télévision le samedi, 17. janvier um 18:50

Émission du 17/01/2026

Aux États-Unis, la défiance de l’administration Trump contre la science a placé les antivax au pouvoir / En raison des expulsions massives d'immigrés ordonnées par Donald Trump, le Mexique subit une forte baisse des transferts de fonds de la part de sa diaspora.
États-Unis : la fièvre antivax
Dès son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a confié les rênes de son ministère de la santé à un homme ouvertement vaccino-sceptique : Robert Kennedy Jr, neveu de l’ancien président JFK. Leur alliance politique scellée durant la campagne de 2024 a donné naissance au mouvement Maha (Make America Healthy Again), petite sœur du mouvement Maga de Donald Trump, censé rendre l’Amérique saine à nouveau. Poussé par un sentiment anti-vaccin de plus en plus répandu au sein de sa base électorale depuis la pandémie de Covid 19, Donald Trump a confié à RFK Jr la mission de réformer la politique vaccinale des États-Unis. Depuis un an, ce dernier a non seulement réduit les recommandations vaccinales et les programmes de recherche sur de nouveaux vaccins, mais il a aussi lancé une purge au sein des agences de santé publique tout en accusant les vaccins ARN Messager d’être dangereux pour la santé. Face à cette révolution Maha, de nombreux scientifiques traditionnels, marginalisés par le nouveau ministre de la Santé américain, sonnent l’alarme. Ils craignent le retour de maladies contagieuses mortelles disparues depuis des décennies. C’est particulièrement le cas dans les États républicains comme la Floride qui se veut un laboratoire Maha, galvanisé par un discours anti-vaccin désormais poussé jusqu’au sommet de Maison-Blanche.

Mexique-USA : l’aide de la diaspora n’arrive plus 
Depuis son arrivée au pouvoir il y un an, Donald Trump a expulsé plus de 100 000 Mexicains et continue de terroriser les migrants avec ou sans papiers qui travaillent aux États-Unis. Sa politique migratoire a aussi un impact économique sur les nombreux villages mexicains qui dépendent de l’argent envoyé par les travailleurs immigrés. C’est le cas de San Juan Mixtepec, dans l’État de Oaxaca, où 90% de la population émigre aux États-Unis pour travailler au moins une fois dans sa vie. Depuis des décennies, les migrants mexicains installés aux États-Unis font vivre leur pays à distance. Chaque mois, leurs familles attendent le dépôt d’argent, ces “remesas” qui financent les maisons, alimentent les commerces et toute l'économie locale. Pour des millions de Mexicains, ces dollars venus du Nord sont bien plus qu’une aide : ils sont un moteur de développement qui permet de rompre le cycle infernal de la pauvreté. Mais en 2025, cette dynamique s’effondre. Sous la présidence de Donald Trump, le durcissement migratoire, les expulsions massives et les projets de taxe sur les envois d’argent font chuter ces remesas. Dans l'Oaxaca, l’un des États mexicains les plus pauvres et les plus dépendants de ces transferts (on estime que 10% de son PIB vient des remesas), le coup est rude. Il l’est encore plus à San Juan Mixtepec, un village isolé de 6000 habitants, où les rares débouchés professionnels - le travail des champs et la construction - ne permettent que de gagner sa vie chichement. À San Juan Mixtepec, 90% de la population part au moins une fois dans sa vie travailler aux États-Unis, dans le but d’envoyer de l’argent à sa famille ou d’économiser pour revenir construire sa maison au village.

Pays

  • France

  • Allemagne

Année

2026

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