Hanno Herbst, entraîneur de plongeon sportif, a toutes les peines du monde à comprendre son fils. Un peu enrobé, rêveur et amateur de musique ringarde, le jeune Florian n'a rien de l'athlète dont rêverait son paternel. Il préfère passer du temps avec sa mère, dont il est très proche. Quand cette dernière, victime d'un AVC, se retrouve plongée dans un coma irréversible, le tête-à-tête s'annonce pénible. Le fils et son père devront tant bien que mal apprendre à se connaître et à accepter le drame. Tandis que Hanno accuse le coup dans la solitude et l'alcool, Florian se découvre une attirance pour Radu, un garçon de son âge que son père entraîne, avec lequel il fait les quatre cents coups.
Tendre absurdité
Pour son troisième film, Axel Ranisch signe une chronique sensible de l'âge ingrat, croquant avec tendresse et non sans humour des personnages maladroits mais pleins d'humanité. Avec quelques savoureuses incursions dans l'absurde, comme lorsqu'il convoque dans son propre rôle le chanteur de variété kitsch Christian Steiffen, ainsi que le réalisateur et activiste LGBTQIA+ Rosa von Praunheim, disparu fin 2025.