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Soudan : la mort aux trousses / Russie : la génération Z52 min
Disponible jusqu'au 08/03/2026
À la télévision le samedi 7 février à 18:50
Émission du 07/02/2026
Soudan : les survivants de la chute d’El Fasher, au Darfour, racontent les bombardements, la faim, la route vers le camp de réfugiés / Russie : comment les jeunes nés entre 1995 et 2009, qui ont toujours vécu avec un écran numérique, perçoivent-ils l’enfermement de leur pays dans le "poutinisme" répressif ?
Soudan : la mort aux trousses
C’est une plongée dans l’horreur. Elle commence au nord du pays, par le récit des rescapés du plus grand massacre de l’histoire contemporaine. Les survivants de la chute d’El Fasher, au Darfour, racontent les bombardements, la faim et la route de la mort qui les a menés jusqu’au camp de réfugiés. Certaines ont été violées. D’autres sont morts de soif. À El Fasher, les milices des FSR ont tué 60 000 habitants en trois jours. Des chiffres jamais atteints depuis le génocide du Rwanda. Le pays tout entier traverse la pire crise humanitaire au monde. Bataille après bataille, massacre après massacre, le Soudan sombre dans le chaos. Face au trou noir médiatique d’une guerre civile à huis clos, Charles Emptaz et Olivier Jobard ont voulu mettre des visages sur des chiffres qui donnent le tournis. 14 millions de déplacés. La moitié de la population (21 millions) en malnutrition. Ponts, routes, écoles, hôpitaux : les infrastructures sont détruites. À Khartoum, capitale défigurée par les combats, la vie reprend doucement sons cours. L’armée continue d’enrôler à tour de bras dans de grands rassemblements patriotiques. Tandis que les croque-morts du ministère de la Santé déterrent les cadavres enfouis dans les jardins à la va-vite pendant la bataille. C’est un visage cruel, mais il ressemble à l’après-guerre. Pourtant, elle n’est pas loin. Après le Darfour, la guerre se joue désormais au Kordofan, région du centre du pays, encerclée par les milices FSR. La route qui mène à ce territoire stratégique est jonchée de carcasses de voitures calcinées. Dans le ciel, les drones livrés aux milices par les Emirats arabes unis frappent chaque jour. Et les civils en font les frais. Un chauffeur de taxi est abandonné tête sur le volant. Dans un petit village proche de la ligne de front, les habitants racontent le drone qui a fauché 56 femmes lors d’une veillée funèbre. À El Obeid, ville protégée par l’armée régulière, mais encerclée par les FSR, le scénario du Darfour semble se rejouer. Un million de déplacés s’agglutine dans la ville tandis que les combats se rapprochent. On y voit comment les déplacés, ruinés par l’exil, mettent leurs enfants au travail. Le Soudan est un des pays les plus impactés par la disparition de l’US AID. Ceux qui ont quelques relations s’enfuient de la ville en bus ou sur le toit des camions vers la capitale, dernier refuge d’une guerre que rien ne semble arrêter et qui, dans le fracas du monde, semble oubliée de tous.
Russie : la génération Z
En Russie, la lettre Z est celle de la guerre, le symbole de l’invasion de l’Ukraine lancée il y a près de quatre ans, en février 2022. Comment les jeunes Russes, nés entre 1995 et 2009, qui ont toujours vécu avec un écran numérique, perçoivent-ils l’évolution de leur pays, son enfermement dans le "poutinisme" répressif ? À Moscou, la jeunesse dorée continue à faire la fête, consciente de la situation, mais silencieuse. À Kostroma, plus au nord, la machine de propagande tourne à plein régime pour militariser une jeunesse chargée de glorifier la grandeur et la puissance de la Russie. À Saint-Pétersbourg, les étudiants de l’académie des Beaux-Arts vivent dans une bulle, pendant qu’à l’extérieur, les jeunes chanteurs de rue font attention à bien choisir leur répertoire depuis que la jeune Naoko a été emprisonnée et contrainte à l’exil parce qu’elle avait repris des titres de chanteurs labélisés "agents de l’étranger". Pour éviter une révolte sociale, la Russie alimente encore sa guerre en soldats volontaires : les jeunes hommes doivent faire leur service militaire, mais ils ne sont pas envoyés au front. Les jeunes qui sont restés vivre en Russie depuis 2022 s’adaptent, ils ont appris à ne pas trop en dire, surtout devant un journaliste venu de l’Occident. Un Occident auquel le pouvoir a décidé de tourner le dos, même si au fond d’eux-mêmes, les jeunes Russes se sentent plus Européens qu’Asiatiques.
C’est une plongée dans l’horreur. Elle commence au nord du pays, par le récit des rescapés du plus grand massacre de l’histoire contemporaine. Les survivants de la chute d’El Fasher, au Darfour, racontent les bombardements, la faim et la route de la mort qui les a menés jusqu’au camp de réfugiés. Certaines ont été violées. D’autres sont morts de soif. À El Fasher, les milices des FSR ont tué 60 000 habitants en trois jours. Des chiffres jamais atteints depuis le génocide du Rwanda. Le pays tout entier traverse la pire crise humanitaire au monde. Bataille après bataille, massacre après massacre, le Soudan sombre dans le chaos. Face au trou noir médiatique d’une guerre civile à huis clos, Charles Emptaz et Olivier Jobard ont voulu mettre des visages sur des chiffres qui donnent le tournis. 14 millions de déplacés. La moitié de la population (21 millions) en malnutrition. Ponts, routes, écoles, hôpitaux : les infrastructures sont détruites. À Khartoum, capitale défigurée par les combats, la vie reprend doucement sons cours. L’armée continue d’enrôler à tour de bras dans de grands rassemblements patriotiques. Tandis que les croque-morts du ministère de la Santé déterrent les cadavres enfouis dans les jardins à la va-vite pendant la bataille. C’est un visage cruel, mais il ressemble à l’après-guerre. Pourtant, elle n’est pas loin. Après le Darfour, la guerre se joue désormais au Kordofan, région du centre du pays, encerclée par les milices FSR. La route qui mène à ce territoire stratégique est jonchée de carcasses de voitures calcinées. Dans le ciel, les drones livrés aux milices par les Emirats arabes unis frappent chaque jour. Et les civils en font les frais. Un chauffeur de taxi est abandonné tête sur le volant. Dans un petit village proche de la ligne de front, les habitants racontent le drone qui a fauché 56 femmes lors d’une veillée funèbre. À El Obeid, ville protégée par l’armée régulière, mais encerclée par les FSR, le scénario du Darfour semble se rejouer. Un million de déplacés s’agglutine dans la ville tandis que les combats se rapprochent. On y voit comment les déplacés, ruinés par l’exil, mettent leurs enfants au travail. Le Soudan est un des pays les plus impactés par la disparition de l’US AID. Ceux qui ont quelques relations s’enfuient de la ville en bus ou sur le toit des camions vers la capitale, dernier refuge d’une guerre que rien ne semble arrêter et qui, dans le fracas du monde, semble oubliée de tous.
Russie : la génération Z
En Russie, la lettre Z est celle de la guerre, le symbole de l’invasion de l’Ukraine lancée il y a près de quatre ans, en février 2022. Comment les jeunes Russes, nés entre 1995 et 2009, qui ont toujours vécu avec un écran numérique, perçoivent-ils l’évolution de leur pays, son enfermement dans le "poutinisme" répressif ? À Moscou, la jeunesse dorée continue à faire la fête, consciente de la situation, mais silencieuse. À Kostroma, plus au nord, la machine de propagande tourne à plein régime pour militariser une jeunesse chargée de glorifier la grandeur et la puissance de la Russie. À Saint-Pétersbourg, les étudiants de l’académie des Beaux-Arts vivent dans une bulle, pendant qu’à l’extérieur, les jeunes chanteurs de rue font attention à bien choisir leur répertoire depuis que la jeune Naoko a été emprisonnée et contrainte à l’exil parce qu’elle avait repris des titres de chanteurs labélisés "agents de l’étranger". Pour éviter une révolte sociale, la Russie alimente encore sa guerre en soldats volontaires : les jeunes hommes doivent faire leur service militaire, mais ils ne sont pas envoyés au front. Les jeunes qui sont restés vivre en Russie depuis 2022 s’adaptent, ils ont appris à ne pas trop en dire, surtout devant un journaliste venu de l’Occident. Un Occident auquel le pouvoir a décidé de tourner le dos, même si au fond d’eux-mêmes, les jeunes Russes se sentent plus Européens qu’Asiatiques.
Pays
France
Allemagne
Année
2026
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