À Moscou, la jeunesse dorée continue à faire la fête, consciente de la situation, mais silencieuse. À Kostroma, plus au nord, la machine de propagande tourne à plein régime pour militariser une jeunesse chargée de glorifier la grandeur et la puissance de la Russie. À Saint-Pétersbourg, les étudiants de l’académie des Beaux-Arts vivent dans une bulle, pendant qu’à l’extérieur, les jeunes chanteurs de rue font attention à bien choisir leur répertoire depuis que la jeune Naoko a été emprisonnée et contrainte à l’exil parce qu’elle avait repris des titres de chanteurs labélisés "agents de l’étranger". Pour éviter une révolte sociale, la Russie alimente encore sa guerre en soldats volontaires : les jeunes hommes doivent faire leur service militaire, mais ils ne sont pas envoyés au front. Les jeunes qui sont restés vivre en Russie depuis 2022 s’adaptent, ils ont appris à ne pas trop en dire, surtout devant un journaliste venu de l’Occident. Un Occident auquel le pouvoir a décidé de tourner le dos, même si au fond d’eux-mêmes, les jeunes Russes se sentent plus Européens qu’Asiatiques.