Une source d’information, mais aussi un journal de bord, celui d’un Gazaoui déplacé, avec son fils Walid, deux ans et demi au moment du déclenchement de la guerre.
Rami, parfaitement francophone, a choisi, dès le début, de préserver l’innocence de son enfant, de lui inventer un monde parallèle, malgré la guerre, les privations et les dangers. Comme dans le film « La vie est belle » de Roberto Benigni, Rami réécrit l’histoire au jour le jour sous forme de fable pour Walid.
Nathalie Georges, journaliste pour ARTE Reportage, a rencontré Rami à Gaza en 2022. C’était – pour tout journaliste francophone arrivant sur ce territoire - un contact essentiel. Depuis le 7 octobre 2023, le territoire est interdit aux journalistes étrangers. Mais grâce à son amitié avec Rami, elle a pu retracer ces 12 mois de guerre à Gaza, à l’échelle de ce journaliste gazaoui et de sa famille.